Meknès, le “Versailles” du Maroc


Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Meknès est l’une des quatre villes impériales. Ses minarets verts et ses portes monumentales de Bâb-Jema-en-Nouar et Bâb-Mansour en témoignent. La vieille ville impériale abrite le mausolée de Moulay Ismaïl aux magnifiques plafonds de cèdre peint. Meknès, plus petite que sa voisine Fès, invite le promeneur à déambuler au fil des ruelles et à découvrir ses merveilles.

Le site officiel du Conseil Préfectoral du Tourisme de Meknès 

 

Une cité impériale

Le grand Sultan Alaouite Moulay Ismaïl associa Meknès à son destin dès 1672 et décida d’en faire la plus belle des villes impériales et la capitale du Royaume. Cité impériale, Meknès a connu son heure de gloire au 17ème siècle sous le règne de Moulay Ismaïl (l672-1727), souverain de la dynastie alaouite. L’ayant choisi pour capitale, il y fit élever des remparts de 40 km de long, autour de sa cité impériale et ses grandioses monuments: palais, mosquées, jardins, bassins, greniers, écuries pouvant abriter 12 000 chevaux, silos à blé, que l’on considère aujourd’hui encore comme des prouesses. Exemple de Dar el-ma, le «palais de l’eau», avec ses immenses silos voûtés de forme mauresque.

Une grande histoire à travers les siècles

La ville fut fondée au Xème siècle sous le nom de Meknassa ez Zeïtoun par Zénète Meknassa, grande tribu berbère originaire de l’Oriental.
Au VIIIème siècle, la région de Meknès a connu la naissance de la première dynastie du Maroc, les Idrissides (786 à 917, fondée par Moulay Idriss 1er, descendant du Prophète Sidna Mohammed.
Au XIème siècle, les Almoravides fortifièrent la ville conquise par les Almohades qui y construisirent mosquées, hammams (bains maures) et kasbahs. Meknès vécut alors une période de prospérité qui sera relayée par l’avènement des Mérinides.

Un vivier de métiers traditionnels

Meknès dispose d’un cachet authentique et spécifique notamment en ce qui concerne l’art du bois (sculpté, teint), du tissage (tapis, hanbel, broderie…), l’art du fer forgé, fer damasquiné, dinanderie, bijouterie, cuir (maroquinerie, reliures et babouches), céramique et pierres taillées. La ferronnerie dite damasquinée est unanimement reconnue au Maroc. A cela s’ajoute le travail d’orfèvre des menuisiers et artisans et la fabrication des moucharabiehs, embellissements des grilles et fenêtres en bois de cèdre façonnés et assemblés de manière géométrique. Le secteur de l’artisanat compte environ 21 mille unités spécialisées dans la production artisanale à base de bois (sculpté, teint, tourné) du tissage (tapis, hanbel, couture traditionnelle, broderie), du cuir (maroquinerie, reliure, babouches), des métaux (ferronnerie, damasquinerie, bijouterie) et de la terre (céramique, poterie, zellige traditionnel, sculpture sur plâtre).